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L'attitude de notre société vis-à-vis du toucher est particulièrement significative du regard qu'elle porte sur le corps : le toucher est réservé à des circonstances très spécifiques et avec des proches : la mère qui touche son enfant, les relations sexuelles, la poignée de main ou la main dans le dos. Et souvent, s'agit-il encore d'un toucher stéréotypé ou maladroit. Le fait de toucher une personne crée souvent une gêne et dès que l'on parle de massage, en dehors d'un contexte médical, un petit sourire en coin apparaît sur le visage de notre interlocuteur, comme si le toucher ne pouvait être qu'empreint d'arrière-pensées ou de sous-entendus sexuels. Quoi de plus naturel cependant que les gestes attentionnés d'une mère pour son enfant ?
Jean-Louis ABRASSART in "Le toucher libérateur" Guy Tredaniel Editions |
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